Globetrotter

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Saturday, February 14 2009

Wadi Rum

Période : 29 Novembre

Réveil 6h à Pétra puis direction le bus pour 6h20, mes amis australiens descendent avec moi pour aller prendre leur bus pour Amman et nous nous séparons à ce moment-là. Entre temps j'ai halluciné en apercevant des gens dormir dehors (à l'extérieur de l'hôtel), sur des bancs. Faut avoir du courage car si le soleil est insoutenable le jour, les nuits sont très fraiches. Nous sommes seulement 3 dans le bus pour le Wadi Rum (au prix excessif de 5 JD chacun), les 2 autres (un couple) sont aussi français et ne semblent pas avoir particulièrement envie de faire ma connaissance, mais cela finit quand même par arriver quand l'assistant du mini-bus essaye de nous vendre une excursion dans le désert. Bien que le prix descende progressivement jusqu'a 40 JD tout compris (4x4, diner, nuit et petit-dej) nous refusons et décidons d'aviser sur place. Au centre des visiteurs une mauvaise nouvelle nous attend, les prix ont sérieusement augmenté et il en coûte maintenant 80 JD seulement pour le 4x4 à la journee, repas et nuit en sus. Nous payons le droit d'entrée dans le parc et décidons de pousser jusqu'a village de Rum pour essayer de faire affaire. Le mec continue à essayer de nous vendre son truc, en nous disant notamment que nous allons tomber sur des gens sans license et que si nous nous faisons arrêter par les gardes du parc nous aurons à payer une amende et qu'ils nous ramèneront à l'entrée du parc en nous forçant à prendre un guide autorisé, blablabla.

Nous espérions trouver des gens à la descente du bus, soit d'autres voyageurs soit des rabatteurs mais force est de constater que tout est particulièrement calme. Nous nous promenons dans le village sans rencontrer âme qui vive et je commence à regretter l'offre de 40 JD qui nous a été faite - la basse saison ici ce n'est pas un vain mot, ca me rappelle Chiloé au Chili. Nous entamons finalement la discussion avec un bédouin qui nous fait rentrer chez lui et nous offre le thé (ce qui nous fait perdre du temps plus qu'autre chose mais ici pas moyen d'y couper, ça fait partie du folklore local), tout ça pour qu'il nous propose exactement les mêmes prix qu'au centre des visiteurs (ce qui revient à plus de 50 JD chacun) - merci mais non merci. C'est donc un peu désarmés que nous essayons de retrouver le chemin du mec recommandé dans le bus, mais heureusement pour nous nous rencontrons notre sauveur sur le chemin, un guide du nom d'Aoudeh dont la voiture a l'air particulièrement confortable. Il nous propose directement 35 JD chacun pour le même service et nous montre qu'il est dans le Lonely Planet pour nous mettre en confiance, nous ne cherchons donc pas plus loin. A ce moment-là le mec auquel voulait nous refourguer le mec du bus fait son retour et commence à s'engueuler avec notre guide comme quoi il lui pique ses clients, que nous nous étions mis d'accord avec lui, etc. Ca commence à me chauffer les oreilles et j'envoie carrément chier l'importun en lui disant que nous ne nous sommes entendus sur rien, que je ne le connais ni d'Eve ni d'Adam, c'est la première fois que je vois et c'est un menteur. Nous démarrons finalement mais le même scénario se reproduit lorsque nous nous arrêtons au mini-supermarché pour faire 2-3 courses. Je suspecte fortement qu'ils reprochent en fait à notre guide d'avoir cassé les prix, ce qui arrive souvent en Jordanie où les effets de cartel sont clairs chez les chauffeurs de taxi & co.

La journée s'annonce radieuse et nous atteignons le premier point de vue, celui de la source de Laurence, lorsque débarquent d'un seul coup quatre 4x4 de touristes qui ne sont pas aussi chanceux que nous, ils sont 6 ou même 8 à l'arrière d'un 4x4 pickup (bonjour le sable) alors que nous ne sommes que 3 confortablement installés à l'intérieur. Cela nous fait quand même un peu peur (pas trop envie de se retrouver dans une ambiance Disneyland, après tout la basse saison a aussi ses bons côtés) mais le guide nous rassure en nous disant qu'ils ne font qu'une excursion de 2 heures et que nous ne les reverrons pas. Et en effet nous ne rencontrons pour ainsi dire personne du reste de la journée, à part... Lawrence et Jenny, qui ont suivi mon conseil et ont appelé, pour s'apercevoir qu'ils etaient en effet censés arriver beaucoup plus tôt - au final ils sont arrivés vers midi. Nous apprenons que nous allons en fait tous dormir au même endroit ce soir, ce qui devrait être sympa. Les 2 français se relaxent au fur et à mesure et nous passons au final une bonne journée dans ce désert hallucinant, avant d'aller au camp pour y retrouver les anglais et regarder le coucher du soleil. Repas bedouin classique, musique au coin du feu, histoires de chameaux violents (ils mordent leur victime, la projettent et s'assoient sur elle pour la tuer - créatures vraiment charmantes). Nous partons nous balader un peu dans le désert de nuit, les étoiles sont magnifiques (même si nous n'en reconnaissons aucune), le silence est intense. Moment inoubliable avant de retrouver notre lit sommaire (pour moi un petit matelas et mon duvet), apres ce que m'avaient dit les francais rencontrés à Dana j'avais peur de ne pas faire l'expérience du désert mais ici pas de souci et je suis ravi - mais évidemment en cette saison 2 semaines de décalage entre leur expérience et la mienne peuvent faire une difference enorme.


>> Galerie de photos du Wadi Rum

Petra

Période : 26-28 Novembre

Réveil matinal puisque nous partons à 8h pour Petra et tout se passe comme sur des roulettes, à 9h30 nous avons déjà nos lits au Valentine Inn et nous nous dirigeons vers Petra apres avoir fait le ravitaillement. La journée est menée tambour battant sous un soleil de plomb. Malgre une entrée sur le site vers 11h nous enchainons le Siq puis le Trésor, le Théâtre et toutes les tombes. Apres une pause-déjeuner ce sera le tour de la ville basse, puis nous attaquons l'ascension vers le monastère à 15h environ. Une fois en haut nous sommes ravis de voir que le site est quasiment désert et nous poussons jusqu'à un des points de vue où nous profitons presque du coucher de soleil - en effet il est temps de descendre car il nous faut compter environ 1h30 pour rejoindre l'entrée. Alors que nous abordons le Siq la nuit est vraiment tombée et nous finissons à la lampe electrique avec un japonais à qui nous donnons rendez-vous pour diner. Retour à l'hôtel apres courte négociation pour le taxi puis douche salvatrice et enfin une bonne bière, la première du voyage, joie et bonheur !!! Je recontre à nouveau les français des châteaux du désert qui sont dans le meme hôtel et essaye de me revendre leur ticket du lendemain pour Petra car ils veulent rejoindre Aqaba avant vendredi (week-end oblige) et aussi car il est malade et compte aller chez le médecin avant de prendre le ferry pour l'Egypte. Apres le resto les filles vont se coucher, mais David, Tema (? - notre ami japonais) et moi allons faire une partie de cartes en buvant du thé dans un bar local - le fait que nous jouions aux cartes fait beaucoup pour notre intégration rapide !

Lever assez tardif, nous ne sommes a nouveau sur le site que vers 11h, et comme j'ai oublié mes cartes mémoires à l'hôtel j'ai le droit de payer 3 JD de taxi pour l'aller-retour éclair. Au lieu d'entrer par le Siq nous prenons le Wadi Muthlim, pas très intéressant au premier bord mais le dernier tiers est superbe avec un canyon qui se reserre beaucoup (1m50 de large par endroit) et qui est sublime. Vraiment un très bon souvenir. Il faut bien se renseigner sur les conditions météo avant de prendre ce Wadi car il peut être inondé très rapidement et cela peut devenir vraiment dangereux. Nous regardons ensuite les tombes que nous avions ratées la veille avant de monter au-dessus d'elles pour aller voir le Trésor d'en haut. Ca vaut vraiment le coup mais nous sommes vraiment en petite forme (le soleil n'aide pas, je n'ose même pas imaginer ce que cela donne en été) et vers 14h30 nous décidons déjà de rentrer, au final nous aurons vu quasiment tous les sites majeurs sauf le plateau des sacrifices. De meme nous zappons finalement Petra by Night, à tort ou à raison impossible de le savoir. A l'hôtel quelques bières pour nous remettre de tout ça (c'est ça les vrais sportifs) et quelques paries de Jenga avant d'attaquer le buffet (malheureusement comme souvent dans ces cas-là je n'ai pas très faim) et nous regardons Indy 3 avec des danois (Petra oblige, le proprio de l'hôtel blague en disant qu'il commence à en avoir marre de voir ce film tous les jours !). Entre temps mes compagnons de route ont décidé de ne pas aller au Wadi Rum car c'est un peu trop compliqué (notamment pour Cathy qui a un avion partant d'Amman dans 2 jours) donc nous passerons une dernière journée à Petra avant de nous séparer.

Le lendemain journée typique de transition, réveil tardif puis je passe du temps sur mes photos (je rencontre au passage un journaliste anglais qui fait un reportage sur la Palestine) puis rasage, 2 heures d'internet et c'est deja la fin de journée. Je zappe le buffet du Valentine Inn qui ne m'a pas enthousiasmé, un shawarma de poulet m'ira très bien. Nous passons le reste de la soirée à boire des bières, jouer aux cartes et discuter avec des gens de passage donc Lawrence et Jenny - ils vont aussi au Wadi Rum avec leur voiture de location, ils ont réservé un tour et doivent y être pour 14h - je leur dis que je trouve ça louche car ils n'auront pas le temps de faire grand chose en arrivant à 14h et je me décide donc pour le bus tôt le matin. La soirée tourne au délire bon enfant avec Lee, un anglais particulièrement dejanté (comme vous pouvez vous en douter je vais le rencontrer à nouveau), et bien aidé par des mélanges raki-coca peu catholiques je vais me coucher vers minuit. Repos bien mérité car il faudra se lever tôt le lendemain. Dans la chambre des coréens en sont encore à écrire leur journal donc je peux sans problème préparer mon sac pour le lendemain, sans crainte de déranger qui que ce soit.

Au final ces quelques jours à Pétra seront passés un peu vite, mais je n'avais pas vraiment envie de rester plus longtemps. C'est clairement l'endroit le plus touristique de Jordanie et ce n'est donc pas surprenant que j'y sois allergique. Je ne le sais pas encore mais cette première impression d'être pris pour un porte-feuille ambulant me fera un bon entrainement pour l'Egypte, même si les comportements sont sans commune mesure - ici c'est vraiment cool en comparaison ! Quant au site, c'est bizarre mais je l'apprécierai finalement plus une fois parti, et notamment après mon passage en Egypte, justement. Plusieurs fois par la suite je me ferai la reflexion que Pétra était quand même vraiment impressionant. Clairement je manque de points de référence pour ce genre de merveille...

Pour les photos désolé mais certaines ne sont pas propres, pas eu le courage d'enlever les innombrables poussières pour le moment !

>> Galerie de photos de Pétra

Thursday, February 12 2009

Karak - Dana

Période : 22-25 Novembre.

Réveil tranquille et derniers préparatifs avant de quitter Amman. Puis taxi très sympa (Salem d'origine koweitienne, qui m'explique comment il est arrivé ici après l'invasion de son pays par l'Irak) et départ pour Karak en bus, moins cher que prévu (un peu plus de 1 JD, pour la distance c'est bien). A l'orgine je voulais descendre par la route du roi, mais malheureusement elle n'est pas très pratiquable, car coupé en deux par un canyon - comme les bus ne peuvent pas descendre, il s'arrêtent en haut avant de faire demi-tour, là il faut négocier un taxi pour passer de l'autre côté puis enchainer sur un autre bus. Ca sentait le mauvais plan donc j'ai décidé qu'il serait plus sage de prendre un bus direct par la route du désert - moins sympa mais au moins je suis à peu près sûr d'arriver à destination!

A l'arrivee à Karak le bus me laisse en bas et comme l'idée de la ville de Karak c'est d'être construite autour d'un château des croisés en position très dominante, je n'ai pas trop envie de monter à pieds. Je prends un minibus qui ne me fait même pas payer la course (il ne parle pas anglais donc il laisse tomber), et je suis pris en charge immédiatement par un local qui me montre la place de Saladin et m'emmène quasiment jusqu'à l'hôtel. Vraiment super sympa. Par contre une fois à l'hôtel je déchante, ils ne font plus de dortoirs et c'est 8 JD pour une chambre simple miteuse avec sdb partagée et quand même petit-dej compris. L'egyptien qui tient l'hotel m'offre le thé et finalement nous tombons d'accord sur 7 JD pour la chambre sans petit-dej, je lui dis que c'est la saison basse et que je n'ai payé que 4-5 JD à Amman ou Irdbid et il me dit qu'il me donnera quand même le petit-dej pour 7 JD. Je me mets ensuite en quête d'un endroit qui pourra laver mon linge mais une autre désillusion m'attend, personne ne veut laver mes sous-vêtements, ils ne prennent que le reste du linge, ce qui évidemment ne m'arrange pas trop. Sur le chemin des gamins me lancent des "fuck you", bref je suis de très bonne humeur quand je repasse par l'hôtel déposer mon linge (toujours sale). Comme il est bientôt 14h il est temps de me dépêcher pour visiter le château car je sais pertinement que le soleil se couche vers 16h30. Le château est un véritable labyrinthe donc je ressors vers 16h pour retourner à l'hôtel (situé à 100m du château, au moins un bon point), où j'explique à l'Egyptien (Samir) que personne ne veut laver mes sous-vêtements. Devant mon air abattu il prend pitié de moi et me dit qu'il va le faire, donc direction une petite pièce avec une machine à laver d'un type que je ne connaissais pas mais d'où mon linge ressort tout de même propre. Je pars manger un bout en ville dans un endroit qu'il m'a indiqué et qui ne paye pas de mine, mais pain, soupe, riz, plat de légumes (dans mon cas courgettes et sauce tomate) et pilon de poulet pour 2 JD c'est plus que correct. Retour à l'hôtel et je mets mon linge à sécher sur le toit - il y a là-haut un bordel innomable, Samr se lamente de ne pas retrouver ses épingles à linge. Dans n'importe quel pays ils auraient fait un bar en terrasse sur le toit, avec cette vue magnifique... Ensuite je descends regarder la télé (Questions pour un champion !) avant que 2 touristes arabes ne viennent et que je consente à leur laisser la télécommande. En retour ils m'offrent un coca et des cacahuètes à grignoter, donc je vais chercher mes pistaches pour partager. Comme d'habitude tout le monde est très cool ici. Finalement je pars faire un peu d'internet (pas évident à trouver, surtout de nuit, mais encore une fois je suis pris en charge par un local qui n'hésite pas à faire un détour de plusieurs centaines de mètres pour me montrer le cybercafé). Je reviens finalement m'occuper des mes photos puis dodo.

Reveil dans hôtel crasseux, heureusement presque toutes mes affaires sont sèches. C'est tellement crade que je ne prends même pas de douche, par contre le petit dej est correct, bonne confiture et je recupère un oeuf et du pain pour le midi. Depart pour Tafilah, je me tape la descente à pieds (ca me fera les mollets) tout en me paumant un peu et en demandant mon chemin 3 fois. Je vois des mini-bus et le mec commence par me dire qu'il ne va pas à Tafilah puis finalement il y va, je ne le sens pas trop donc je continue jusqu'à une station essence où un mec nettoie son van. Il me fait signe de monter dedans et me depose 300 mètres plus loin à la gare routière où j'attends tranquillement l'arrivée du mini-bus, qui ne tarde d'ailleurs pas. Pas mal de gens ont des bagages mais le minibus est quand même assez vide donc je pose mon sac sur le siège à côté de moi. Résultat le mec veut me faire payer double tarif, ce que je refuse évidemment et je pose mon sac dans l'allée. Il n'est pas content mais le principe est toujours le même ici - le mec tente sa chance pour me soutirer du fric mais si je dis non alors les autres passagers lui font comprendre de me laisser tranquille. Il suffit de ne pas se laisser faire. Voyage sans encombres jusqu'a Tafilah où il me reste à trouver le point de départ pour Qadsiya, qui doit être à environ 2 minutes à pieds de là si le mec de l'hôtel ne m'a pas raconté d'histoires. Je parviens à trouver mon chemin malgré les petits rigolos qui m'indiquent la direction opposée ou le chauffeur de taxi qui propose de m'y emmener pour 10 dinars (encore un qui a vu la vierge). En fait je deviens le proteégé d'un muet (pas forcement le plus simple quand on cherche son chemin) qui ne peut pas m'expliquer la route mais ecarte les anarqueurs et me place sous la protection de quelques collégiens. Quand je leur demande s'ils parlent anglais, ils se tournent tous vers l'un d'entre eux qui a du trop ramener sa gueule. J'arrive à bon port (c'était vraiment à 100 mètres) et je suis rassuré quand le chauffeur du mini-bus me dépose en haut de la route qui descend vers Dana, je n'avais pas trop envie de devoir prendre un taxi depuis Qadsiya. Il y a quand même quelques kilomètres à faire (en descente !) mais je suis rapidement pris en stop par un pick-up. Le mec du premier hôtel est bizarre, il me demande pourquoi je voyage tout seul, où est ma copine, et quand je me renseigne sur la chambre il me demande combien je suis prêt à payer (!!!) - au final il demarre à 15 dinars la chambre simple, puis 15 avec le repas du soir compris, puis 12. Mais je ne suis pas trop convaincu par l'endroit et décide de voir si je peux faire jouer la concurrence avec l'autre hôtel situé quelques mètres plus loin (Dana est vraiment un village). Celui-là est beaucoup plus sympa avec une déco assez hallucinante et des allures de labyrinthe. Même processus, on démarre à 15 dinars (mais repas compris) puis 13 parce que je suis français ("nos amis") puis 12 parce que je viens de la part de Samir à Karak. Quand je tente 10 il me dit que je peux toujours aller à l'autre hôtel, donc je prends ça comme un signe de la fin des négociations. Pour 12 dinars en pension quasi-complète, ça ira (il suffit de bien manger le matin, récupérer un oeuf et du pain, et ne pas avoir faim le midi).

J'avais rencontré un couple de néerlandais entre les 2 hôtels et je décide de retourner les voir pour savoir ce qu'ils veulent faire le lendemain. En arrivant au premier hôtel le mec me barre le chemin et je lui dis "je suis venu voir les néerlandais qui dorment ici". Il me répond sèchement "désolé mais je ne peux rien faire pour vous, il faut demander au proprio" - proprio qui est justement en train de laver sa voiture devant la porte. Je lui fait la même demande et il me dit "il n'y a pas de néerlandais dans mon hôtel" - j'hallucine un peu mais comme je sais pertinement qu'ils sont là (j'ai pu les apercevoir sur la terrasse avant de partir), je tente une contre-attaque : "je les ai rencontrés il y a une demi-heure et ils m'ont dit qu'ils étaient ici". Le mec se relève, pose son éponge et me dit : "écoute, je suis le proprio de cet hôtel et il n'y a pas de néerlandais dans mon hôtel, c'est clair ?" - euh oui c'est très clair. Bon ben tant pis. De reotur à l'hôtel je rencontre deux allemands qui viennent d'arriver et nous partons immédiatement pour une balade d'une heure environ pour voir le coucher de soleil. Nous discutons sur le chemin mais ils ne savent pas trop ce qu'ils veulent faire, en fait ils ont deux semaines pour faire Israel et la Jordanie donc ils doivent faire vite. Ils sont descendus directement d'Amman aujourd'hui par la route du roi mais se sont arretés ici au lieu d'aller à Petra. Le coucher de soleil est sublime et le reste de la soirée se passe tranquillement.

Il a fait très froid cette nuit et le vent souffle fort donc je mets un peu de temps à sortir de mon lit. Comme il n'y a qu'une rando non guidée à faire dans le coin, je suppose que tout le monde va la faire, mais les allemands décident finalement au dernier moment de partir pour Petra. Je ne sais pas trop pourquoi ils n'ont pas été dormir directement là-bas hier... Je me mets donc en route vers 9h30 avec un très beau temps, avant de rejoindre vers 11h30 les néerlandais partis environ 30 minutes avant moi. Nous effectuons la remontée ensemble, et vers 15h nous sommes de retour au village (mes jambes ne me remercient pas), juste au moment où les 3 australiens que j'avais rencontrés à Amman descendent de leur taxi (Cathy, Gemma et David). Nous discutons un peu et ils décident de prendre une chambre au même hôtel que moi (il faut dire aussi que l'autre hôtel est complet). Ils partent faire la même petite rando que j'avais faite la veille pendant que je me remets de mes emotions. Nous faisons la connaissance d'une americaine (Dory) et passons une bonne soirée en compagnie d'Hazim (un des guides de l'hôtel) avec shisha, musique, djumbés, danses, etc. Nous avions décidé d'aller directement à Petra le lendemain après-midi (une fois la rando finie) mais il nous propose de rester une nuit de plus et de partir à Petra le matin. En échange il nous emmenera passer la soirée dans la réserve, avec barbeque sous les étoiles et musique, chants, ... ce que nous acceptons.

Le lendemain journée calme pour moi puisque je n'ai pour ainsi dire rien au programme, j'en profite pour m'occuper de mes photos et de mon journal, et pour faire une courte rando d'une heure environ - mais il fait trop chaud et la rando n'est pas assez intéressante à mon goût donc je reviens vite. Je trouve 2 français à l'hôtel (Rudi et Anna), nous passons une partie de l'après-midi à discuter avant qu'il n'aille faire la même courte rando dite "du premier jour". Une fois tout le monde de retour nous partons en pick-up pour la réserve (sauf Dory qui est partie à la mer morte - quelle idée - et n'est pas encore rentrée, et un couple qui met un peu trop de temps à se préparer). Apres un arrêt éclair à l'entrée de la réserve, notamment pour récupérer du bois, nous finissons à pieds pour admirer le superbe coucher de soleil. Nos hôtes ont tout prévu et en plus d'un bon feu nous trouvons aussi des coussins et couvertures pour que cette petite sortie soit plus confortable. J'en profite pour faire des photos en basse lumière pendant que nous écoutons un des guides jouer d'une sorte de guitare bédouine. La préparation du barbeque est intéressante, ils mettent de la viande et des légumes dans du papier alu puis posent le tout sur des braises, c'est du barbeque en papillote en quelque sorte. En tout cas le résultat est convaincant et nous devorons quasiment tout. Ensuite il commence à faire frais donc nous retournons à l'hôtel pour la 2ème partie de soirée qui se termine tranquillement. Il est temps de reprendre des forces avant notre départ matinal pour Petra le lendemain !

Galerie de photos de Karak et Dana

Wednesday, February 4 2009

Désert / Madaba / Mer Morte

Période : 18 - 21 Novembre

De retour à Amman j'essaye de m'adapter aux excursions proposées pour avoir l'opportunité de visiter le maximum d'endroits. En effet dans la plupart des cas une visite en solo est quasiment impossible à organiser, ou reviendrait vraiment cher. Je m'aperçois qu'une certaine Deanna s'est inscrite pour les châteaux du désert, mais elle est dans un autre hôtel, donc je me mets en route pour voir avec elle si elle a rencontré d'autres personnes (car il faut normalement être 4 et nous ne sommes a priori que 2), ou si au pire nous pouvons partager un taxi. Au moment où j'arrive un couple de français est là pour s'inscrire et je suis le 4ème. Après discussion nous décidons de prendre un taxi par nous-mêmes de façon à réduire le coût. Au final cela ne marchera que moyennement puisque le taxi nous reviendra à 15 JD chacun contre 20 pour l'excursion organisée, mais au moins nous aurons les mains un peu plus libres.

Départ vers 8h30, la voiture est confortable mais il apparait rapidement que le chauffeur, tout en sachant où il va, n'a jamais fait cette excursion. Cela devient assez drôle quand il s'aperçoit trop tard qu'il fallait tourner pour le 1er château et dans une scène dans le plus pur esprit de "4 mariages et un enterrement", nous faisons marche arrière sur la nationale. Le 1er château qui est censé être en ruine est en fait en train d'être rénové et le résultat est vraiment probant. La vue sur le désert environnant n'est pas mal non plus. Nous arrivons ensuite à Azrak, château plutôt décevant dont le seul intérêt semble être d'avoir hébergé Laurence d'Arabie - c'est quand même maigre... Quelques pierres taillées intéressantes et nous cherchons un endroit où déjeûner. Evidémment le chauffeur nous conduit vers le classique "buffet pour 10 JD" mais c'est clairement non pour nous. Difficile de lui faire comprendre que nous voulons quelque chose de basique, il a l'air de ne pas comprendre que des touristes puissent avoir envie de manger comme des locaux - je ne suis pas venu jusqu'en Jordanie pour m'enfiler des burgers et des salades de buffet à volonté. Au final ce sera une moitié de poulet pas vraiment mémorable. Mais cela tourne vraiment au comique quand nous voulons aller à la réserve naturelle d'Azrak, qui est à moins de 200 mètres, mais même la police locale ne parvient pas à nous l'indiquer. Je me demande s'ils sortent de chez eux de temps en temps. Vraiment énorme. Nous suspectons une petite arnaque à l'entrée de la réserve mais pas grand chose à faire, une fois dedans une petite rando de 30 minutes environ nous attend, pas grand chose à voir hormis un énorme désastre écologique - les autorités ont pompé (littéralement) cette réserve d'eau jusqu'à ce qu'elle disparaisse, c'est hallucinant de voir d'immenses champs de roseaux là où se trouvait auparavant un lac. Et les efforts pour ramener de l'eau dans cette réserve paraissent assez dérisoires malheureusement - des dizaines et meme des centaines de milliers d'oiseaux migrateurs s'y arretaient auparavant, maintenant ils sont quelques centaines à peine. Le musée (en fait une petite exposition) est édifiant et le moral n'est pas franchement au beau fixe quand nous ressortons. Une classe d'enfants (seulement des filles) visite aussi le site, elles doivent avoir 10 ans environ et connaissent déjà les questions rituelles en anglais : "comment t'appelles-tu ?", "d'où viens-tu ?" et l'incontournable (mais toujours plaisant) "welcome to Jordan!" - cependant elles ne s'adressent qu'à Deanna, il n'y aura qu'une effrontée pour oser me dire bonjour. Retour sur la terre en direction du château suivant qui est en fait une maison de bains ayant créé une certaine polémique car couvertes de peintures de femmes nues (la représentation de l'être humain est interdite par l'islam, quant aux femmes nue n'y pensons même pas), de grappes de raisin, etc. De là à penser à un endroit où les princes locaux venaient se ressourcer il n'y a qu'un pas, mais les archéologues essayent bonnant malant de nous prouver le contraire, avec peu de succès. L'architecture extérieure du bâtiment est assez particulière (dans le plus pur style des bâtiments de Tatooine dans Star Wars) mais l'intérieur est relativement décevant avec des peintures très dégradées. Le gardien nous joue un petit air de musique pour clore la visite. Le 4ème et dernier château est un caravansérail et possède l'architecture la plus intéressante (et imposante), il se dégage une ambiance particulière de ce château qui est pour moi le plus fascinant de tous car le plus surprenant de par sa conception. En plus la visite est orchestrée par Johnny Depp lui-même donc que demander de plus ! Pas grand chose à dire sur le retour hormis le fait que notre groupe n'a pas vraiment fonctionné, donc c'est une des rare fois où je me sépare des gens avec qui j'ai passé la journée sans noter une seule adresse email ou quoi que ce soit. Mais ce que je ne sais pas encore c'est que le couple de français sera en fait le "fil rouge" de mon voyage, je les rencontrerai un nombre de fois incroyable, comme vous allez le voir par la suite. C'est assez fourbu que je rentre à l'hôtel pour y rencontrer un groupe qui est allé à la mer morte le jour-même (pas de bol je m'étais déjà engagé pour les châteaux du désert). Un shawarma de poulet, un peu d'internet et au lit !

Le lendemain matin il est temps de prendre une décision car visiblement je suis à court de temps pour aller visiter la mer morte, mais je ne trouve personne pour m'y accompagner. Je discute au petit-dèj avec Rebecca, une suédoise qui me parle de Dana et Petra (et me donne à la fois l'idée et l'envie d'aller faire un tour a Dana - je l'en remercie d'ailleurs a posteriori). Elle doit aller à la mer morte avec des amis le lendemain, je lui demande si je peux me joindre à eux mais elle ne le saura que le soir. J'avais auparavant envisagé d'aller dormir à Madaba (un peu au sud d'Amman) en me disant que cela serait peut-être plus simple d'organiser qqch vers la mer morte de là-bas, mais je change finalement d'avis : j'irai passer l'après-midi à Madaba avant de revenir pour voir si c'est possible pour la mer morte. J'en profite aussi pour appeler le magasin Apple d'Amman, ils sont ouverts jusqu'a 21h donc je me dis que j'irai en revenant de Madaba - en effet le chargeur de mon ordinateur portable semble être en rade, et je ne compte pas vraiment me trimballer tout ce poids sans pouvoir l'utiliser du voyage (surtout que c'est important pour sauvegarder mes photos et commencer à les trier, retoucher...)

Le trajet jusqu'à Madaba est plus compliqué que prévu, la gare routière (toute neuve) d'où sont censés partir les bus est vide (plus ou moins en travaux apparemment) donc il faut que je commence par prendre un bus pour une autre gare routière, où il y a la queue pour Madaba. Une queue qui s'allonge bientôt pour compter jusqu'à une cinquantaine de personnes. Je dois attendre plus de 30 minutes avant de voir débarquer un minibus aussitôt pris d'assaut. Finalement un gros bus (qui attendait à côté depuis le début) finit par se décider. Au total plus d'une heure de perdue avant de me mettre en marche vers Madaba, et comme le bus s'arrete partout je mets le temps record de 2h pour rejoindre ma destination (normalement c'est plié en 30 minutes). Une fois sur place j'ai environ 1h30 pour visiter les principaux lieux de la ville, je commence par l'Eglise de St Georges et sa mosaique - carte du moyen orient, pas mal et très connu, mais largement moins bien a mon goût que le musée archéologique avec sa sublime mosaique de l'Eglise de la Vierge Marie qui est vraiment immense.

Le retour n'est pas mieux que l'aller, le bus me laisse (ainsi que tous les autres) à un feu rouge dans un quartier dont je me souviens bien, c'est celui que le taxi d'hier a qualifié de quartier des extrémistes islamistes. Je prends (pas rassuré) le premier bus pour Amman, qui normalement va à la gare de Raghadan (ce qui m'arrangerait bien) mais me laisse en fait... au beau milieu d'un échangeur autoroutier en périphérie d'Amman. Il y a tout de même quelques personnes dans le coin et après avoir cherché une solution pour me repérer, je finis par aborder un mec qui attend pas loin. Pas évident de communiquer mais il m'explique qu'il attend son frère et qu'il m'emmenera ensuite dans la vieille ville. Sur ce son frère - Zver? - (et leur cousine) arrive, et nous voila partis pour... je ne sais où, où nous deposons la cousine et où je rencontre l'oncle et la moitié de la famille. Le premier frère (Khalid) prend maintenant le volant et me fait visiter Amman by night - nous deposons Zver à son club de sport puis Khalid m'emmène jusqu'a 100 mètres de mon hôtel. Choukran (merci en arabe) avec main sur le coeur et tutti quanti. Je suis soufflé et ému par une telle gentillesse (tout ça a pris plus d'une demi-heure). Donc au final 2 heures pour aller a Madaba et 2 heures pour en revenir, je vais rentrer dans le Guinness Book.

Sur ce en arrivant a l'hotel je vois que 2 nanas (Erin et Julia) se sont inscrites pour diverses excursions mais comme je dois aller au magasin Apple je demande au mec de l'hôtel de voir si elles ne voudraient pas aller plutôt à la mer morte (puisque évidemment elles se sont inscrites à tout sauf ça). Je prends un taxi pour le 7ème cercle, je veux payer 2 JD, il me dit 3, nous nous mettons d'accord pour utiliser le "meter". Il me dit "Welcome to Jordan ! Welcome to Crazy Taxi !" avec un grand sourire puis met de la techno à fond. Il change de station de radio toutes les 10 secondes, on tombe sur un remix techno de musique arabe traditionnelle, c'est excellent ! Il m'explique qu'il aime la musique occidentale à cause du boum-boum et des basses. En cours de trajet nous nous mettons d'accord sur 2.5 JD et il coupe le meter et me propose une clope. Non merci et il me demande la permission d'en fumer une (là je suis sur le cul, ici tout le monde fume partout, je vois bien les gynecos mettant les enfants au monde avec une clope au bec). Je lui demande si le jeudi soir est le bon jour pour sortir, vu qu'ils ne travaillent pas le vendredi - il me dit qu'il travaille le lendemain mais si je veux il me laisse son numéro de tel et on sort ce soir - Welcome to Jordan ! C'est pas tout ça mais la journée a été longue donc je passe mon tour...

J'arrive enfin au magasin Apple où je suis soulagé d'apprendre qu'en fait c'est mon adaptateur secteur (mon chargeur a une prise US) qui ne fonctionne pas, donc je me mets en quete d'un nouvel adaptateur, a priori dispo dans un mini-supermarché à côté. En fait non mais on me dirige un peu plus loin vers El Bechir quit doit avoir ça. Je fais 100 mètres avant de demander "El Bechir ?" dans un magasin au hasard (luminaires) et là un mec d'une cinquantaine d'années (dont on voit tout de suite qu'il est haut en couleurs) me dit "El Bechir, c'est moi !" en se tapant sur la poitrine (et en francais dans le texte). Il m'emmène 2 magasins plus bas et effectivement c'est bien écrit "El Bechir" sur la porte - et je n'ai jamais vu une telle collection d'adaptateurs électriques de toute sorte auparavant. Il trouve évidemment ce qu'il me faut, me rend la monnaie à moitié en JD et à moitié en dollars (faut être flexible et bon en calcul mental quand on voyage), puis m'entendant tousser va me chercher un bonbon cerise-citron dans sa voiture - "c'est bon pour la toux, à chaque fois que je fume j'en prends un sinon je tousse !" (ils sont tous fous ici). Je fête la résolution de mon probleme pour 1.5 JD (je suis vraiment soulagé) dans une pizzeria à côté (pizza dégueulasse comme de bien entendu) avant de rentrer avec un autre taxi, qui au niveau du 3ème cercle m'apprend que je dois descendre car il doit être de retour au 7ème cercle pour 21h pour emmener un businessman à l'aéroport et il n'a plus le temps. Je ne me laisse pas faire, mais comme il me reste seulement 2 JD de monnaie, je négocie pour qu'il me laisse juste avant un embouteillage (c'est toujours le bordel dans la vieille ville) et je ne paye que 2 JD pour la course. Il n'est pas très content mais pense déjà aux 18 JD que lui rapportera la course vers l'aéroport.

De retour vers l'hôtel je croise dans la rue l'employé avec qui j'avais discuté et qui me dit que les 2 nanas vont finalement faire les chateaux du desert car 2 autres personnes se sont presentées et ils ont donc un groupe complet. Damned. A l'hôtel je rencontre 2 australiennes et un australien (Gemma, Cathy et David - j'y reviendrai), ainsi que les 2 nanas mentionnées plus haut (aussi australiennes) qui finalement laissent tomber l'idée des châteaux du désert et préfèrent aller à la mer morte - on verra demain matin comment on peut s'arranger. Début de journée tranquille et à l'ordre du jour l'organisation du trajet vers la mer morte. Les mecs de l'hôtel en ont après Erin et Julia car les deux autres mecs se sont pointés pour faire les châteaux du désert et au final ils ont négocié de le faire quand même pour 2 personnes pour le prix de 25 JD chacun, donc manque à gagner de 30 JD pour l'hôtel (probablement le montant de leur commission) donc ils nous proposent la mer morte pour 40 JD alors que nous savons bien que cela coûte normalement 30 JD. Nous nous mettons donc en quête d'un taxi, ce qui donne lieu a quelques scènes très comiques. Le 1er taxi veut 40 JD, nous laissons tomber rapidement car plusieurs taxis s'accumulent dérrière lui. Le 2ème taxi ne comprend pas où nous voulons aller, nous esasyons Dead Sea, Mer Morte, etc. sans succès. Je tente Amman Beach (le nom de la plage "publique"), il me regarde, me montre du doigt tout ce qui est autour de nous et dis "Amman..." - ok suivant. Le 3ème nous comprend bien mais veut aussi 40 JD (décidément), nous négocions mais il n'en demord pas. Erin continue de discuter avec lui alors que Julia et moi passons au 4ème taxi (on voyage tous les 3 avec un budget ric-rac donc ca motive, un JD de négocié c'est un JD de gagné). Il ne comprend pas où nous voulons aller (mais euh ! ils le font exprès ou quoi ?), Julia tente de faire la morte en penchant la tête de côté (comme un pendu), le mec obligeant nous dit "sleeping?" (endormie ?) - hmm ok je sens que cela ne va pas être simple ! Finalement Erin revient en disant que le 3ème taxi nous le fait finalement pour 30 JD. Je vérifie bien avec lui, il me dit "go Amman Beach - 2 o'clock - back Amman" (en gros : nous allons a Amman Beach, j'attends 2 heures et nous revenons). Tope-la !!!

Comme d'habitude le taxi ne nous tient pas rigueur de l'âpre séance de négociation - en général dans les pays ultra-touristiques si le gars accepte un prix qui ne lui plait pas il fera le job tout en s'efforcant d'être désagréable ou d'arnaquer son client sur quelque chose, mais ce n'est jamais le cas ici. Le chaffeur nous offre le café (!) et nous arrete dans un supermarché où nous pourrons faire quelques courses car il nous explique que c'est très cher a Amman Beach. J'achète une petite réserve de pistaches et de graines de tournesol. Les paysages sont sublimes en descendant vers la mer morte, puis nous avons droit aux controles de l'armée (proximité d'Israel oblige) et à quelques pancartes comiques, comme une espèce de représentation symbolique du personnage du tableau "Le Cri" (mais entouré d'eau) et la mention "Warning: Extremely Salty Water" (Attention : Eau Extremement Salée). Sans dec.

Nous arrivons finalement à Amman Beach où l'entrée coute 7 JD pour l'accès à la plage, aux toilettes et à des douches de plage. Pour 12 JD on aurait eu droit aux piscines, mais avec 2 heures devant nous ce n'est pas la peine. Pour ce qui est de la mer morte, c'est clair que la sensation est à la fois bizarre et rigolote, mais le plus drôle reste de s'enduire de boue (qui tapisse le fond) avant de se faire cuire au soleil puis de se rincer - je n'ai jamais eu une peau si douce, c'etait vraiment hallucinant (bon faut dire je partais de loin aussi). Et en plus évidemment l'occasion de prendre quelques photos bien comiques. Apres une bonne douche salvatrice (je ne suis pas sur que le Guillaume en croute de sel cuit au soleil de la mer morte soit très digeste), nous nous allongeons en grignotant nos pistaches et cacahuètes. Finalement nous sommes rejoints par le chauffeur (je pense que les jordaniens payent moins, ou alors il a negocié l'entrée en disant qu'il était à la recherche de ses clients - sinon le prix serait vraiment prohibitif pour les locaux), toujours aussi bonhomme il va se tremper les pieds dans l'eau (j'attends a chaque instant de le voir glisser sur la boue et se retrouver les quatre fers en l'air dans l'eau - mais non). Retour tranquille et il prend nos 30 JD sans sourciller.

Je rencontre un allemand dans le dortoir qui parle très bien francais, nous allons manger avec Erin dans mon resto préféré pendant que Julia se repoe, puis thé et shisha dans un petit café. Nous discutons pas mal d'Israel (il en vient et Erin y va), notamment du musée sur la Shoah à l'architecture apparemment très réussie, puis du Cambodge, etc. Je passe le reste de la journée à trier mes photos et graver quelques CDs (y compris pour les 2 miss) en discutant avec les 3 australiens rencontrés la veille. Un des employés de l'hôtel a besoin de nous (ou plutôt de nos passeports) pour aller acheter de l'alcool et des cigarettes dans un magasin Duty Free, et au retour nous regardons le film sur la vie de Johnny Cash en sirotant du J&B qu'il nous offre volontiers (mes premières gouttes d'alcool depuis mon arrivée en Jordanie).

Galerie de photos sur les châteaux du désert, Madaba et la Mer Morte

Jerash / Irbid / Umm Qais

Période : 16-18 Novembre 2008

Lors de mon premier jour à Amman (le samedi 15 novembre) j'ai hésité à m'inscrire directement à une excursion pour la Mer Morte. En effet étant arrivé à l'hôtel à 7h30 du matin après une nuit passée à l'aéroport, je n'avais pas forcément envie de repartir dès 8h30 pour toute une journée de balade. Malheureusement pour moi je n'avais pas compris qu'il y avait vraiment peu de touristes à cette période de l'année, et que cette occasion n'allait pas se représenter, ce qui fit de la Mer Morte mon Arlésienne en Jordanie... Le soir-même cependant je rencontre Luc, un français qui revient justement de la Mer Morte et qui se dirige vers le Nord le lendemain pour aller ensuite en Israel. Je ne laisse cette fois pas passer ma chance et nous décidons de faire un bout de chemin ensemble.

Première étape : Jerash, une ancienne ville romaine qui fait partie du Decapolis, un ensemble de 10 villes reliées par des routes romaines, ensemble qui comptera en fait jusqu'à 18-19 villes (les avis divergent). Nous trouvons un taxi pour nous rendre à la gare routière de Taberbour, et le chauffeur nous propose de nous emmener jusqu'à Jerash pour la modique somme de 30 dinars - non merci. Une fois dans la gare routière un autre taxi nous propose la même chose pour 15 dinars - c'est toujours non. Nous trouvons finalement le bus, cela coute apparemment 2.5 dinars, aux dires de quelqu'un asssis à côté du bus. Nous contournons le bus pour monter et payer, et Luc tend ses 2.5 dinars. Le mec a l'air étonné et nous montre tour a tour du doigt comme pour dire "tu payes pour les deux ?", je fais oui de la tête et il rend 1/2 dinar a Luc puis encore un peu d'argent. En fait le billet coutait seulement 750 fils. Le premier mec tente d'intervenir (je suppose qu'il voulait une comm) mais l'autre lui fait signe de se barrer. Arrivés à Jerash nous ne savons pas trop où descendre mais une fois de plus les autres passagers nous aident. Nous deposons nos sacs et commençons à explorer ce site majestueux, ce qui nous prend environ 3 heures. Il est alors 14h et le seul restaurant du site est du type "buffet a 10 dinars" donc nous passons notre tour. Malheureusement il est difficile d'obtenir des renseignements sur les autres endroits où nous pouvons manger - idem pour les bus, ce qui semble être un peu plus urgent car nous avons lu qu'il y avait rarement des bus après 16h. Nous décidons donc de nous occuper de ce problème-là en premier. Un chauffeur de taxi nous propose de nous emmener à Irdbid pour 12 dinars en nous expliquant qu'il y a des problèmes de ravitaillement d'essence (ce qui est vrai) et qu'il n'y a plus de bus pour Irbid aujourd'hui (mais je suis convaincu que c'est faux). Nous lui demandons de nous emmener à la gare routière où il n'y a effectivement pas beaucoup de bus, mais je ne veux toujours pas y croire, même si les quelques locaux qui sont là nous disent aussi qu'un bus pour Irbid va peut-être passer, ou pas. J'ai l'impression que notre chauffeur de taxi leur a dit en arabe de ne pas vendre la mèche, donc je vais manger un bout en disant au taxi qu'au pire nous pourrons toujours prendre un taxi à 18h si le bus ne passe pas - et à ce moment-là évidemment le bus arrive, j'ai à peine le temps d'acheter quelques gaufrettes avant de monter dedans (400 fils chacun versus 6 dinars de taxi...).

Une fois à Irbid nos soucis ne sont pas terminés car c'est la Jordanie profonde donc personne ne parle anglais, il n'y a pas de plan et même pas de noms de rues (ou alors juste pour faire joli car personne ne les connait). Nous essayons de trouver un mini-bus mais ne parvenons pas a nous assurer de sa destination. Aucune réaction à nos tentatives de "City Center", "Downtown" ou même "Il Balad" et personne ne semble connaître ni l'hôtel ni le nom de la rue où il est censé se trouver. La barrière de la langue se fait durement sentir. Finalement nous tombons sur quelqu'un qui parle italien (faut quand même le faire) et heureusement Luc se débrouille dans cette langue. Nous sommes finalement dirigés vers le bon mini-bus où nous trouvons quelqu'un qui parle anglais (miracle). Cette personne va nous accompagner jusqu'à la porte de l'hôtel et meme nous donner son numero de portable des fois que nous ayons un probleme - ca fait plaisir de voyager ici ! L'hôtel lui-même est assez folklorique, tenu par 3 vieux garçons dont un seul connait des bribes d'anglais, il est très souriant et tout semble l'amuser. La chambre double est à 10 dinars, nous la négocions à 8 avant de nous apercevoir que les douches sont en sus, pour 2 dinars chaque, donc finalement 10 dinars douche comprise et cela ira bien comme cela. Nous nous mettons en quête d'un restaurant mais cela tourne rapidement court - il n'y en a que deux et l'un d'entre eux est fermé pour rénovations. Ou alors 2 restos du genre kebab. Nous nous decidons finalement pour le premier, ce qui me permet de gouter à de l'agneau grillé et au mtabal (une sorte de caviar d'aubergine). De retour à l'hôtel je demande quand même par acquis de conscience au proprio le nom de la rue où nous sommes. Il me montre la grande rue à un bout - King Hussein - et le rond-point à l'autre bout - Square King Abdullah. Oui mais... et la rue où nous sommes ? Il ne parait pas comprendre la question... c'est la rue qui se trouve entre la rue King Hussein et le Square Abdullah. Quel est le problème ?

Le lendemain matin je peux tester l'eau chaude, enfin tiède, ou plutôt à peine tiède. Enfin bref. Un sandwich aux falafels plus tard nous nous dirigeons vers la gare routière (une autre que la veille, évidemment). Le gars de l'hôtel nous a donné des instructions plus ou moins claires mais son anglais est quand même tres limité. Hier pour nous indiquer où se trouvaient les restos nous avons eu droit à "this street... this way... right... 20 milimeters" donc c'est pas gagné. Il n'a pas arreté de dire "garach" donc nous cherchons une station-essence, que nous finissons par trouver, avec des mini-bus devant. Sur le chemin les femmes me dévisagent ouvertemment et me fixent du regard, la première fois c'est amusant mais ca devient vite dérangeant. Nous demandons le mini-bus pour Umm Qais, oui oui c'est bien celui-là et il part tout de suite. Parfait. Juste au moment du départ quelqu'un s'approche et essaye d'intervenir (pour une raison inconnue mais que nous allons bientôt découvrir) mais il est repoussé par l'assistant et le bus démarre. Nous passons le gros rond-point et faisons le tour des lotissements d'Irbid... pour revenir au même rond-point, prendre une rue quasiment parallèle à celle du départ et le conducteur nous dit : "voila la gare routière c'est juste là". On doit être à 200 mètres à tout casser de l'endroit où nous sommes montés dans son bus... sympa. Ah oui et pour la route "garach" veut en fait dire "gare routière", tout simplement. Le prochain bus est le bon et nous arrivons tranquillement à Umm Qais (une autre des villes du Decapolis). Visite sans histoire même si certaines des habitations ont l'air d'avoir ete habitées bien plus récemment que du temps des romains. Le site n'est pas extraordinaire après Jerash mais la vue sur le tristement célèbre plateau du Golan et le lac Tiberiade vaut quand même le détour. Le resto sur place est relativement bon marché et nous permet d'essayer quelques spécialités supplémentaires. Nous sortons finalement des ruines par une voie un peu detournée avant d'échouer dans un petit troquet. Heureusement que café se dit de la même façon dans presque toutes les langues ! Le proprio nous aide à trouver le bus qui passe juste devant sa terrasse (c'est quand même pratique). Nous revenons donc à Irbid avec un peu de temps devant nous pour nous balader dans la ville. Les femmes me devisagent toujours. Nous croisons un groupe de 3 femmes à un coin de rue qui s'arretent de parler à notre passage et nous suivent du regard. Au coin de rue suivant nous regardons autour de nous pour détecter un eventuel nom de rue pour nous repérer et je remarque qu'elles nous fixent toujours... wow ! Luc a l'air un peu déçu car il pensait que son apparence lui permettrait de passer plus inaperçu que ça, mais me confirmera plus tard au retour d'une visite en solo du souk que les regards me sont bien destinés. Ils ne doivent pas voir beaucoup de touristes blonds-roux à la peau si blanche dans le coin ! Irdbid est une ville plutot conservatrice (même s'il y a une grande université) et toutes les femmes sont couvertes de la tête aux pieds, montrant seulement au mieux leur visage. Je l'ai d'autant plus remarqué en revenant à Amman où il est possible de voir quelques femmes habillées à la façon occidentale (et donc tête nue), alors qu'à Irbid les plus audacieuses mettent un peu de couleur autour de cet espèce d'uniforme noir, et elles portent souvent une attention particulière à leur visage, puisque c'est la seule partie de leur corps qu'elles peuvent montrer. Elles ont clairement appris à utiliser leurs yeux et s'autorisent un minimum de maquillage. Entre temps notre hôtel est toujours aussi cocasse et un des amis du proprio nous explique (sans parler anglais) qu'il n'est pas d'accord avec la destruction du World Trade Center et essaye de nous apprendre l'arabe (c'est pas gagné). Nous allons ensuite nous régaler de shawarma de poulet dans un resto rapide local, puis regardons une serie télé (turque ?) en dégustant des patisseries (il y a une patisserie tous les 50 mètres à Irbid). Faut aimer le miel et le sucre en général mais elles sont délicieuses. De retour à l'hôtel une autre série télé nous attend mais plus politiquement correct que la précédente car les femmes y sont couvertes de la tête aux pieds comme il se doit.

Galerie de photos du nord de la Jordanie

Thursday, December 11 2008

Amman

Periode : 15-21 Nov (en pointille)

Il etait plus que temps de reprendre la route, prochaine destination : la Jordanie pour ma premiere visite dans le Moyen-Orient. Ca commence fort puisque le vol de Lufthansa atterrit a 2h du matin, ce qui est tres tres pratique vous en conviendrez. Ne connaissant pas les conditions locales j'ai prefere miser d'entree sur le fait d'attendre le petit matin a l'aeroport - en fait il y avait un bus a 3h du matin mais ca me paraissait risque quand meme. Et heureusement pour moi j'avais un billet de 20 euros sur moi car pas de distributeur de billets avant la douane, mais achat du visa d'entree obligatoire quand meme et seulement des bureaux de change. Je m'apercois que le dinar jordanien (aussi connu sous le doux nom de JD - djaidi) vaut environ 1.1 euros.

Je prends le premier bus vers 6h30 puis taxi pour arriver jusqu'a l'hotel que j'avais vise, bonne nouvelle un lit dans un dortoir + petit-dej coute seulement 4 dinars, et je vais manger pas loin de la de l'hummus et des falafels super bons (avec du the hyper sucre, faudra que je m'habitue) pour a peine plus d'un dinar. Tout devrait bien se passer. Apres quelques heures de recup je decouvre la vieille ville... en marchant, ce qui ne manque pas d'etonner tout le monde (il faut dire qu'ici tout ce qui vaut d'etre vu se trouve en haut d'une colline). C'est parti pour le Theatre Antique, le Musee Archeologique et la Citadelle, donc. Au passage je me paume un peu dans les escaliers a flanc de colline, dont certains sont en cul-de-sac (tres sympas surtout quand ca monte raide). Apparemment les gens ici n'ont pas trop l'habitude de voir des touristes, mais on sait qu'ils y sont prepares des l'ecole, j'ai droit a mes premiers "Welcome to Jordan", ce qui deviendra par la suite une veritable ritournelle - mais ca reste toujours sympa. Je croise un groupe de 3 gamins, le plus jeune (3 ou 4 ans a vue de nez) prend son courage a 2 mains et me tend la main, je la lui serre et il s'en retourne tout fier vers les 2 autres qui en restent pantois. Plus hallucinant, une petite fille de 2 ans environ s'eloigne de sa mere pour me suivre a quelques metres, puis rassemblant elle aussi tout son courage elle vient poser sa main tres delicatement sur mon poignet, la laisse quelques secondes puis s'en va en courant, folle de joie. Bon, c'est pas ici que je vais passer inapercu (et c'est loin d'etre fini).

Des le lendemain je pars pour le nord (a suivre) mais je repasse quelques jours plus tard pour decouvrir de nouveaux aspects de la ville. Entre temps j'ai eu un souci avec mon ordi portable qui ne veut pas se charger. Je finis par localiser un revendeur Apple situe dans la nouvelle ville et le contraste est total, ville tout a fait moderne, la scene pourrait se derouler n'importe ou en Europe. Finalement plus de peur que de mal, c'est seulement un probleme d'adaptateur secteur (je l'aurais eu mauvaise de trimballer le portable pendant 5 semaines sans pouvoir l'utiliser !) - il m'en faut un neuf et je me mets en quete de El Bezir, que je trouve par hasard en demandant mon chemin. Il a un capharnaum incroyable, j'ai rarement vu autant de matos electrique en tout genre dans un magasin, et il me depanne. M'entendant tousser il va meme dans sa voiture me chercher une pastille, en me disant avec un clin d'oeil qu'il en prend apres avoir fume ! Tout le monde est tellement gentil ici, c'est a peine croyable. Tout le monde fait de son mieux pour que les etrangers se sentent les bienvenus, ca fait vraiment plaisir (de meme, a suivre, car cela va se repeter tout le long de mon voyage).

Au passage le taxi qui m'a emmene au magasin est un jeune homme qui se surnomme lui-meme "Crazy Taxi", il me fait ecouter des remixes de musique arabe version techno, en me precisant qu'il aime la musique occidentale a cause du boum-boum ! Il cherche un CD de musique francaise dans la boite a gants (qu'il ne trouvera jamais) tout en conduisant, c'est assez epique. Comme c'est jeudi, et que le week-end commence le vendredi ici, je lui demande si les gens vont sortir ce soir - il me repond que oui et propose de me donner son numero de portable pour qu'on aille faire le tour des boites ensemble, mais je passe mon tour (on sait quand ca commence...) - enfin bref, encore un bon moment.

Je garderai un excellent souvenir d'Amman, pas la ville la plus trepidante qui soit mais ses habitants sont vraiment extremement sympathiques !

Galerie photo d'Amman

Monday, December 8 2008

Philly

Fin (ou presque, en fait j'ai passe presque une semaine a New York apres mais vous avez deja vu les photos) de mon periple aux US en passant chez des amis a Malvern, Pennsylvania, pas tres loin de Philapdelphia (aussi connue sous le petit nom de Philly). Pas mal de choses au programme, donc 3 repas a theme viti-vini et pas mal de foot avec les 2 enfants (5 et 8 ans) qui sont des acharnes. Vu comment joue le plus jeune (ca doit etre son sang grec), je me dis que la Coupe du Monde pour les US c'est pour dans pas longtemps. A ce sujet c'etait aussi tres drole de voir l'organisation des matches du week-end, ils prennent ca hyper au serieux, les momes ont tout l'equipement, un des familles est designee pour amener les cookie et les quartiers d'orange a la mi-temps, on est loin du "bon mon cheri je repasse te chercher dans une heure" a l'europeenne. Les parents sont assis sur des sieges de camping le long du bord de touche et ca ne rigole pas (enfin si quand meme). Apres une petite promenade dans les environs de Malvern (tres joli village), visite obligatoire du musee de Philadelphie et ses "Rocky steps", tout le monde connait cette scene ou Rocky grimpe les escaliers du musee 2 a 2 et se croit le roi du monde (Di Carpaccio n'avait rien invente dans Titanic - Stallone est encore une fois le plus fort). Et finalement on a essaye le Philly Cheesesteak, c'est un truc, euh, comment dire. C'est un truc de fou. En gros le principe revient a couper du boeuf en petit morceaux (limite boeuf hache) et a le melanger avec du cheddar fondu (ou originellement un fromage encore plus chimique et infame), et a mettre le tout dans un sandwich. Je pense qu'il y a autant de calories la dedans que dans ce que je consomme en 2 semaines. On a pris un grand Pepsi par dessus ca pour bien se finir... je n'ai pas de photos de cette merveille mais c'est a essayer une fois dans sa vie (si vous n'avez pas deja de serieux problemes d'arteres bouchees, evidemment).

Galerie photo de Philadelphia

Tuesday, December 2 2008

DC / Annapolis

Passage d'une journee par DC, mais journee bien remplie quand meme avec la visite du Mall, avec le musee des indiens d'Amerique pour le dejeuner, le Capitole, les monuments des presidents et des differentes guerres pour finir par la Maison Blanche. Il faisait vraiment un temps superbe et l'arrangement des differentes monuments et bassins est vraiment sublime, ce qui permet de faire des photos vraiment sympas.

Le lendemain passage par Annapolis, une ville assez "ancienne" d'apres les standards americains, c'est assez depaysant et bien sympa. Et un passage par la plage pour voir l'immense pont de la Cheseapeake Bay (je pense que je me plante sur l'orthographe mais c'est l'intention qui compte). Vraiment un tres bon moment en la compagnie d'Anne et la decouverte d'une nouvelle facette des Etats-Unis.


Washington DC


Annapolis


Friday, November 28 2008

Mount Vernon

Lentement mais surement... je vais y arriver ! Donc apres ces quelques jours a New York, direction Washington DC, ou plutot pour le moment l'aeroport de Baltimore ou Anne vient me recuperer - pour ceux qui ont suivi ce blog, j'ai rencontre Anne en Uruguay fin mars et je viens lui rendre une petite visite. Nous commencons par la visite de Baltimore by Night, c'est pas forcement super excitant (c'est un peu la ville qui veut ca) mais le bord de mer est sympa.

J'ai ensuite un beau programme qui m'attend, a commencer par la visite de la demeure de George Washington a Mount Vernon. Je vous laisse profiter des photos mais je retiendrai surtout une chose de cette visite (a part les tomates vertes en entree, qui etaient delicieuses et un gout nouveau pour moi) - en faisant cette visite il m'est impossible de ressentir la meme chose que si j'etais americain. Mais dans la maison se trouve un cadeau de Lafayette (qui etait considere par Washington comme son fils adoptif), a savoir une cle de la prison de la Bastille. C'est assez etonnant de voir quel ressenti on peut avoir en etnt en presence d'un petit morceau d'histoire de France. C'est con mais c'est presque emouvant...


Les photos c'est par ici...

Saturday, November 22 2008

New York

Apres tous ces evenements (et un mariage, mais pas le mien !) il etait quand meme temps de rejoindre les US, puisque j'etais une nouvelle fois invite a assister a un match de football americain (j'en ai aussi profite pour voir du hockey au Madison Square Garden, c'est toujours ca de pris). Le truc hallucinant pour les matches de foot US, c'est qu'il y a un parking IMMENSE sur lequel tout le monde fait son barbecue (bien arrose) avant le match, en plus il faisait une chaleur de folie ce jour-la donc on a bu pas mal d'eau pendant le match pour recuperer un peu. J'ai reussi a convaincre les gars de la securite a l'entree (en fait c'etait une chef de la securite) que je pouvais rentrer avec mon teleobjectif (200mm), comme vous allez le voir vu ou on etait places j'allais pas faire beaucoup de concurrence aux pros.

Bon sinon cote photos comme j'en ai un peu marre de la facon dont elles sont gerees par le logiciel que j'utilise pour publier ce blog, j'ai prepare une petite galerie pour changer !

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